Repacking Dangerous Goods
Remballage de piles au lithium – Une situation particulièrement épineuse!

Lithium Batteries, Laptop battery

Expédition de piles de perceuse comme marchandises dangereuses

De nos jours, toute personne qui expédie par voie aérienne peut comprendre les frustrations associées à l’expédition de piles au lithium.

Le problème

Un homme (nommons-le Jean aux fins du présent récit) a été aiguillé vers nous par Air Canada en vue de remplir une déclaration pour sa motocyclette. J’ai fourni la déclaration de l’expéditeur à Jean et ce dernier a pu expédier sa motocyclette avec Air Canada. Jean déménage à Faro, au Portugal (je sais… je l’envie également!) et il y expédie tous ses biens personnels. Le courtier qui aide Jean pour l’expédition de ses biens lui a indiqué que les piles au lithium (de sa perceuse) sont des marchandises dangereuses et qu’il devait les retirer de l’outil; ce que Jean a par ailleurs effectué.

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Le courtier n’a malheureusement fourni aucune autre directive à Jean sur la façon d’expédier les piles. Ainsi, lorsque Jean s’est présenté à Air Canada pour leur remettre sa motocyclette, il en a profité pour se renseigner sur l’expédition de sa perceuse. Le personnel responsable du fret chez Air Canada lui a mentionné qu’il s’agissait de marchandises dangereuses, qu’il devait préparer les piles pour le transport et appeler Air Canada (oui, vous devez appeler le numéro sans frais) pour de plus amples renseignements. C’est ce qu’a fait Jean et Air Canada lui a confirmé qu’elle pouvait accepter l’envoi tant que ce dernier était préparé en vue du transport aérien. C’est là que j’interviens…

Quelles possibilités s’offrent à Jean?
Jean a ensuite communiqué avec moi à nouveau. Il m’a dit ceci : « Vous semblez vous y connaître en marchandises dangereuses et c’est la raison pour laquelle je sollicite votre aide pour expédier mes piles au lithium. » Comme lors de toutes mes conversations relatives à l’expédition de piles au lithium, j’ai demandé à Jean le type, la quantité et les watts-heures de ses piles. Je lui ai indiqué de regarder à l’arrière de ses piles pour trouver les renseignements demandés. Il avait deux (2) piles avec moins de 100 watts-heures. J’ai donc présenté à Jean les trois (3) possibilités qui s’offraient à lui :

  1. Expédier les piles comme marchandises dangereuses : « Piles au lithium contenues dans un équipement »;
  2. Retirer les piles de la perceuse et les épuiser afin qu’elles puissent être expédiées comme « Piles au lithium-ion ». Avec des outils électriques, il est difficile de déterminer si la pile possède moins de 30 % d’alimentation et c’est la raison pour laquelle je lui ai conseillé d’épuiser totalement les piles. Je lui ai également expliqué que s’il décidait d’expédier les piles seules, ces dernières ne pouvaient être à bord d’un aéronef de passagers, mais uniquement à bord d’un aéronef cargo. Je lui ai donné un exemple d’un aéronef cargo (p. ex., FedEx) contrairement à un aéronef de passagers (p. ex., Air Canada); ou
  3. Acheter de nouvelles piles à destination. En effet, la solution que je préfère offrir aux personnes comme Jean (expéditrices ponctuelles de piles au lithium) est d’acquérir de nouvelles piles sur place (dans le cas présent, au Portugal) si celles-ci sont disponibles. Cela est plus souvent qu’autrement la solution la plus économique.

Expédition des piles

Jean m’a répondu qu’il préférait expédier la perceuse et les piles séparément parce qu’il ignorait s’il était possible d’acquérir ces dernières au Portugal. Lorsque Jean a discuté avec un membre du personnel d’Air Canada, ce dernier lui a dit qu’il pourrait accepter les piles au lithium et qu’il possédait un aéronef cargo. Je lui ai bien évidemment posé la question suivante : « Êtes-vous certain d’avoir bien compris? » et il m’a répondu « Oui, un employé d’Air Canada m’a précisé qu’il pouvait prendre mes piles. » Qui suis-je pour argumenter? Peut-être qu’Air Canada possède vraiment des aéronefs cargo décollant de Vancouver, en Colombie-Britannique, et que je l’ignore; nous avons découvert plus tard que ce n’était pas tout à fait le cas.

Jean s’est présenté à nos bureaux avec quatre (4) piles. Cela a également modifié les données à nouveau puisque seulement deux (2) piles par emballage sont autorisées en vertu d’un (1) envoi. Je l’ai avisé que l’option la plus facile serait de tout envoyer dans une seule boîte, mais que cela modifierait les coûts du remballage et fort probablement ceux imputés par le transporteur. Comme il a accepté ces conditions, j’ai préparé la boîte comme un emballage de type 1A. Je lui ai à nouveau demandé s’il était certain qu’Air Canada avait confirmé qu’il accepterait l’emballage, et il m’a répondu « Oui ». Jean a donc quitté nos bureaux avec son emballage.

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J’ai reçu, deux jours plus tard, un appel de Jean m’informant que le personnel d’Air Canada s’était montré beaucoup moins coopératif lorsqu’il s’est présenté avec son emballage. Toutes les personnes qui gèrent des marchandises dangereuses peuvent très bien s’imaginer la réaction des membres du personnel du transporteur de passagers/cargaisons lorsqu’ils ont aperçu l’emballage doté d’une étiquette orange vif avec un pictogramme d’une personne criant « Aéronef cargo seulement ». Après quelques discussions avec les représentants d’Air Canada, il était évident qu’il y avait eu un malentendu entre Jean et Air Canada. J’ai suggéré à Jean de me rapporter l’emballage afin que je puisse l’expédier par l’entremise d’un autre transporteur. Lorsqu’il m’a rapporté son emballage, Jean m’a mentionné qu’il ne partait pas pour le Portugal avant encore quelques jours. C’est à ce moment que je lui ai indiqué que je pouvais conserver son emballage à nos bureaux et lui expédier une fois qu’il serait rendu au Portugal. J’ai reçu, quelques jours plus tard, une belle photographie de la ville de Faro par courriel. Sachant qu’il était bel et bien arrivé à destination, je lui ai expédié ses piles. Tout ce trouble pour 4 piles de perceuse… J’espère que Jean utilisera et conservera longtemps ses outils!


Si vous avez des questions relatives au remballage ou à tout autre aspect lié à la réglementation, remplissez notre Formulaire destiné aux services réglementaires ou composez le 1 888 977-4834 (Canada) ou le 1 888 442-9628 (États-Unis).

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