Repacking Dangerous Goods
Lorsque l’emballage final ressemble à un sapin de Noël

Voici à quoi ressemblait le colis à son arrivée :

A lot of labels 2

J’ai analysé la déclaration de l’expéditeur que l’expéditeur avait rempli ainsi que les marques et étiquettes sur la boîte. J’ai constaté des anomalies, et ce, pour plusieurs raisons. J’ai également mentionné au transitaire que la personne ayant préparé cet envoi n’était pas certifiée pour les expéditions par voie aérienne. Une personne certifiée pour les expéditions par voie aérienne peut faire une erreur ou deux, mais sûrement pas 10. Il était évident que la personne ne savait absolument pas ce qu’elle faisait. J’ai demandé la FS/FDS des produits car, même si l’extincteur était évident, il y avait aussi 4 petits contenants arborant des renseignements du SIMDUT. Le transitaire a donc demandé à l’expéditeur de m’envoyer par courriel la FS/FDS de chaque produit et il l’a fait. Après la lecture de ces FS/FDS, ces prétendus « contenants de colle » se sont avérés correspondre à 3 classes de danger différentes. Il y avait 2 contenants de colle (adhésif), 1 contenant avec une matière corrosive et 1 contenant avec une matière diverse. Voici un bon exemple de la raison pour laquelle je demande toujours la FS/FDS, soit pour vérifier la matière que j’emballe.

J’ai appelé l’expéditeur pour lui demander s’il préférait avoir tous les produits dans une même boîte, puisque ces derniers m’étaient parvenus dans une seule boîte. Il m’a répondu qu’il aimerait bien si j’en étais capable. Et bien, selon le tableau 9.3.A des règlements de l’IATA, j’étais autorisée à le faire. Je lui ai demandé s’il était formé pour expédier des marchandises dangereuses par voie aérienne et il m’a répondu « non ». Il m’a mentionné qu’il était certifié pour le transport terrestre et qu’il avait suivi une formation sur le transport aérien environ 10 ans auparavant. Par conséquent, je lui ai gentiment expliqué qu’une personne doit bénéficier d’une formation à jour dans le mode de transport requis pour être autorisée à expédier un envoi de marchandises dangereuses. J’ai également ajouté que la certification pour le transport aérien n’est valide que pour 2 ans. Je lui ai, par conséquent, conseillé de suivre une formation sur le transport aérien (je lui ai fourni les options de formation en ligne de ICC) ou de me faire parvenir le colis par voie terrestre afin que je puisse le préparer pour le transport aérien. Il m’a confirmé qu’il préférait n’avoir qu’à me l’envoyer.
J’ai donc terminé l’emballage et lorsque le transitaire est revenu le chercher il s’est exclamé : « Cela ne ressemble en rien à ce que je vous ai apporté »☺. Ce projet était définitivement un défi intéressant puisqu’il s’agissait de tout insérer dans une seule boîte et dans un « suremballage ». Qui n’aime pas calculer le facteur Q!

DANGEROUS GOODS SHIPPING NEWS

DELIVERED RIGHT TO YOUR INBOX

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